jeudi, 08 octobre 2020 13:01

Endométriose et Nutrition

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C’est une malade chronique qui touche presque 1 femme sur 10 en âge de procréer.

Il s’agit d’une prolifération ectopique de la muqueuse utérine, qui se développera dans d’autres tissus ou aux abords d’autres tissus (ovaires, trompes ou tissus péri-utérins comme les ligaments, le péritoine).

Des liens probables entre nutrition et endométrioses sont suspectées mais non encore bien élucidées. Il est évident cependant qu’une alimentation saine et équilibrée est importante pour maintenir notre corps en bonne santé.

Rôle de l’inflammation

Il y aurait une augmentation des prostaglandines pro-inflammatoires dans l’endométriose ;

 

Rôle des acides gras et les lipides

Les acides gras et les lipides jouent un rôle majeur dans l’apparition de l’endométriose mais également dans l’intensité ou la gravité de l’endométriose. L’insuffisance de prostaglandines non inflammatoire issus des omégas 3 pourrait être responsable de la clinique de l’endométriose.

 >> Une complémentation en EPA/DHA est donc intéressante.

>> un apport nutritionnel majoré en oméga 3 comme les poissons gras (saumon, thon, maquereau, sardine), les huiles de noix, colza ou lin et les produits labélisés « bleu-blanc-cœur » également.

Rôle du Gluten

L’hypothèse de l’intolérance au gluten se dessine de plus en plus clairement malgré le peu d’études disponibles.

Nous constatons une relation importante entre la maladie cœliaque et l’endométriose, tout comme chez les patientes atteintes d’une hypersensibilité non cœliaque au gluten.

On constate que ces patientes décrivent une amélioration par des diètes sans gluten et l’amélioration de la symptomatologie de l’endométriose.

En règle générale, il est conseillé d’éviter/ fortement limiter les aliments suivant en cas d’endométriose :

 

  • Le soja : notamment tous les produits à base de soja (tofu, boisson végétale de soja ou autres produits végétariens). En effet, le soja contient des isoflavones, composés naturels ayant des propriétés semblables à l’œstrogène, qui vont donc se fixer sur les récepteurs de l’œstrogène et donc engendrer leurs effets ;
  • Le sucre, produits sucrés et trop raffinés : cette alimentation augmente l’état inflammatoire ;
  • Les graisses saturées, notamment les acides gras à chaine longue qui favorisent et entretiennent le processus inflammatoire en formant davantage de prostaglandines pro-inflammatoires (viande, beurre, margarine, fromage, etc) ;
  • L’alcool, qui augmente la fabrication d’œstrogène ;
  • La caféine (mais études parfois contradictoires entre femmes blanches et femmes asiatiques), notamment à limiter comme le thé ou le chocolat si carence en magnésium et en calcium ;
  • Le gluten (seigle, avoine, blé, orge) mais attention aux produits industriels souvent trop riches en additifs (inflammatoires donc) ;
  • Les produits laitiers d’origine animal ;
  • Pour les patients ayant un intestin fragile, nous limiterons également tous les aliments fermentescibles (FODMAPs)

 

 

Votre médecin nutritionniste saura vous conseiller au mieux, et adapter les recommandations nutritionnelles en fonction de vos symptômes.

 

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Docteur en médecine et sensibilisée à la micro nutrition, je vous informe sur les problématiques que vous pouvez rencontrer. Que vous soyez un sportif en questionnement alimentaire ou un individu en surpoids, nous établirons un diagnostic et travaillerons ensemble.

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