mercredi, 29 septembre 2021 11:18

Le syndrome métabolique

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Ce syndrome reconnu par l’OMS depuis 1998, regroupe plusieurs anomalies souvent mineures lorsqu’elles sont considérées séparément mais dont l’association expose à un risque cardio-métabolique élevé.
Le syndrome métabolique est souvent lié à l’obésité viscérale.

 

EPIDEMIOLOGIE

 

La prévalence de ce syndrome augmente avec l’âge, mais aussi l’obésité et la sédentarité. En France, l’étude DESIR montre que cette prévalence est de 17% chez les hommes et de 10% chez les femmes. La présence d’un syndrome métabolique expose à un sur risque de mortalité cardiovasculaire de 2,5 et de mortalité globale de 1,5

 

CRITERES-DEFINITION

 

Critères

Homme

Femme

Tour de taille (cm)

> 102 cm

> 88cm

Cholestérol HDL (g/l)

< 0,40

< 0,50

Triglycérides (g/l)

> 1,5

> 1,5

PA (mmHg)

> 130/85 (ou HTA traitée)

> 130/85 (ou HTA traitée)

Glycémie (g/l)

> 1,10g/L (ou diabète traité)

> 1,10g/L (ou diabète traité)

 

MECANISMES

 

Les principaux facteurs étiologiques sont la suralimentation, la sédentarité, le stress psychologique, l’obésité viscérale et l’insulinorésistance. Il s’y ajoute l’impact d’un « génotype » économe, acquis au fil de l’histoire du genre humain, pour mieux faire face aux famines, devenu cependant inadapté en période d’abondance alimentaire et de sédentarité.

 

TRAITEMENT HYGIENODIETETIQUE 

 

 

La stratégie de prise en charge suppose une identification précoce du syndrome métabolique et une modification des habitudes de vie en gardant à l’esprit que la prévention de l’obésité et la lutte contre la sédentarité sont à même d’améliorer la plupart des composantes de ce syndrome.

La prévention et le traitement global sont préférables au traitement spécifique des anomalies.

 

Une alimentation équilibrée avec un apport énergétique adapté au poids, et l’accroissement du niveau d’activité physique (NAP) constituent les bases du traitement du syndrome métabolique : en effet, la perte de poids et l’activité physique améliorent la sensibilité à l’insuline et les autres facteurs de risque.

La prise en charge doit être adaptée et personnalisée à chaque patient : s’aider d’un professionnel de santé (Médecin Nutritionniste, diététicienne) reste primordiale.

 

 

Principes généraux :

  • Améliorer les habitudes de vie :

- lutter contre la sédentarité (activité physique programmée)

- lutter contre le tabac et la consommation excessive d’alcool

  • Réduire les apports énergétiques :

- alimentation hypo-lipidique : moins d’acides gras saturés, davantage d’acides gras mono-insaturés (huile d’olive) et d’acide gras n-3 (poissons gras, huile de colza, huile de noix) 

- apport glucidique limité aux glucides à faible index glycémique

  • Augmenter l’apport en fibres : cinq portions de fruits et légumes, céréales complètes
  • Réduire les apports sodés (gestion de la pression artérielle)

 

Pour des conseils nutritionnels adaptés à votre situation clinique, il est préférable de consulter un médecin nutritionniste !

 

Read 104 times Last modified on mercredi, 29 septembre 2021 11:27

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